mardi, 31 mai 2011

Un infini bleu

Nous avançons bien depuis le début. Les Galapagos sont à 800 milles nautiques (1400 Km) derrière nous. Au vu des conditions météo, nous avons dû abandonner l'idée d'aller sur l'Ile de Pâques. Nous nous dirigeons maintenant sur l'île de Pitcairn et l'archipel des Gambiers. Ils sont respectivement à 1930 Mn et 2120 Mn devant nous.

Le temps est maintenant au grand beau. L'eau est aussi un peu plus chaude et donc les nuits plus agréables. Après 4 jours, la routine des longues navigations commence à s'installer.

Hier, nous avons pêché une belle petite dorade coriphène. On l'a dévorée le soir même. Elle était excellente.

[ Photo : Juliette et Valentine avec le repas du soir ! ]

samedi, 28 mai 2011

Bon départ.

Il nous aura fallu 18 heures d'escale technique à Isabela pour venir à bout d'une colonie de coquillages qui avaient pris domicile dans la pompe et les tuyaux du système de refroidissement de nos frigos.

Pour l'instant les conditions sont assez agréables. L'alizé léger qui souffle du Sud-Ouest nous oblige à le prendre par le travers pour que l'allure ne soit pas trop inconfortable. Nous avons parcourus 300 Mn en 48 heures.

L'hiver austral commence à s'installer dans le Grand Sud. Les dépressions y galopent l'une après l'autre. Ici, nous ne sentons qu'une houle plus importante.

Hier, un beau thon de plus de 7 kg est venu goûter à notre Rapala Malboro. On va avoir des protéines pour quelques jours.

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jeudi, 26 mai 2011

Qui dit départ...

..dit faux départ...

Un problème dans notre installation frigorifique nous oblige à relâcher 24h dans le " lagon " d'Isabela. Démontage et nettoyage au programme de demain.

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mercredi, 25 mai 2011

San Cristobal photos



Valentine et Fred


Pirouette avec papa otarie

Bébé otarie se laisse approcher

mardi, 17 mai 2011

Isabela

Mardi 10, nous avons fait connaissance avec cette nouvelle île. C'est la plus récente des Galapagos et la plus grande mais, à cause du manque de sources, la moins peuplée aussi. Nous sommes ancrés en face de l'unique village de l'île. Les rues sont des pistes et l'on trouve des petits restaurants qui proposent des repas pour 3.50 à 5 dollars, des magasins d'alimentation et outillage (dans la même enseigne), quelques petits hôtels mais pas de boutiques de souvenirs.

Les petits manchots jouent avec les otaries, les fous à pattes bleues plongent tous ensemble pour pêcher et les iguanes se dorent au soleil.






Mercredi 11, nous avions réservé une excursion en bateau mais nous l'avons attendu plus d'une heure car le petit pétrolier qui devait livrer l'essence était bien arrivé mais il y avait eu un problème de filtre et l'île tout entière était sans essence! Il y avait une queue très longue à la station-service... Nous avons enfin pu partir jusqu'à un rocher noir posé au milieu de l'eau et habité par de nombreux oiseaux. Nous avons poursuivi notre navigation jusqu'à un paysage surprenant de roches noires formant des arches et des petits lacs où nagent quelques tortues.

Nous avons jeté l'ancre dans une petite anse et nous avons nagé avec des requins (encore!), des hippocampes et plein de poissons multicolores.




Jeudi 13 mai, nous avons marché jusqu'au centre de reproduction des tortues géantes terrestres des Galapagos qui ont été tellement chassées qu'elles sont en voie de disparition. Nous en avons vu des toutes petites et des énormes de plus de 150 ans. Ces animaux sont vraiment d'une laideur extrême!...




Julietotortue

Valotortue


Vendredi 14 mai,ce matin, c'est en 4x4 que nous partons entassés à 6 adultes et 2 enfants dans l'habitacle et le guide à l'arrière du pick-up pour une bonne heure de route jusqu'à l'endroit où nous attendent les chevaux qui vont nous conduire au sommet du 2eme plus grand volcan encore en activité du monde... il dort profondément depuis 2005 et nous marchons une bonne heure au sommet de différents cratères dans des paysages arides aux couleurs changeantes. Après un pique-nique tiré des sacs, nous retrouvons les chevaux pour une descente périlleuse car le sol est très glissant.

Retour des cavaliers


Peut-être vous imaginez-vous que la vie à bord de Sakatia c'est farniente et pieds en éventail ; il n'en est rien. C'est une vie aventureuse pleine de surprises, d'aventures, de « crapahutages » à travers monts et vaux, de nage avec des animaux variés voire dangereux et de promenades à cheval sans oublier les heure d'école! Bref, des journées bien remplies et.... épuisantes !




video
Les plongeons des fous

mardi, 10 mai 2011

Isla Isabela

Vers 22h, Sakatia a levé l'ancre pour l'île d'Isabela à 85 miles nautiques, soit 16 heures de navigation. C'est une première pour moi car, si j'ai souvent navigué, je n'ai jamais fait un si long (ça dépend pour qui!) trajet.
Nous sommes arrivés en vue d'Isabela vers 14h. Cette île est la plus grande des Galapagos mais aussi la moins peuplée, probablement à cause du manque de sources. L'eau doit y être acheminée par cargo.

Il n'y a ici que 5 voiliers au mouillage, dont un « ami » depuis Panama. Les enfants se sont retrouvés avec infiniment de plaisir et le soir, nous avons partagé une pizza sur leur superbe catamaran avec un autre équipage anglo-espagnol et leurs 3 enfants. Soirée très sympathique où les différentes langues se mélangent et où chacun raconte ses problèmes et expériences.

Nous irons découvrir ce nouvel endroit tout à l'heure.

Nous sommes tellement isolés de tout qu'il n'y a aucun réseau téléphonique, ce qui fait que je ne peux ni recevoir ni envoyer des SMS. Désolée pour ceux qui attendent de mes nouvelles par ce biais. De même, la connection Internet est quasi inexistante et vous recevrez d'autres nouvelles de ce blog ainsi que des photos lorsque nous serons à Santa Cruz, dans quelques jours.

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dimanche, 8 mai 2011

San Christobal

San Cristobal, jeudi 5 mai.

A 9h, nous avons embarqué sur un catamaran qui nous a emmenés en une petite heure au « Leon Dormido », un énorme rocher en deux parties émergeant de l'eau.

Fred et Benoît ont fait un peu de plongée mais l'eau n'étant pas très claire, ils sont remontés un peu déçus mais après une paëlla reconstituante, nous avons enfilé nos palmes-masque-tuba et plongé dans une mer à 24°. Nous avons nagé à environ 5 à 6 mètres au-dessus de plusieurs dizaines de requins de 1 à 2 mètres. Assez impressionnant! Juliette et Fred ont même vu une raie. Il y avait également une multitude de poissons grands et petits de toutes les couleurs et quelques belles tortues. Une journée riche en émotions.

San Cristobal, vendredi 6 mai

Après un peu d'école, nous prenons un water-taxi. Ce sont des petites barques à moteur qui tournent sans arrêt et emmènent les plaisanciers à terre pour 50 cents jusqu'à 18h puis 1 dollar.

On nous a parlé d'une jolie plage à 2 km du port où l'on peut voir des tortues. Un taxi nous y a amenés. Nous avons trouvé une espèce de caverne dans des arbres où nous avons pu pique-niquer à l'ombre. On dit qu'il ne faut sortir, dans les pays chauds que lorsque son ombre est aussi grande que soi! Nous sommes pratiquement à l'équateur et le soleil est presque en permanence au zénith. C'est dire s'il tape!

Après le repas, nous avons gagné une superbe et grande plage de sable grossier et pratiquement déserte à part une belle colonie d'otaries de toutes tailles. La marée était basse et nous voyions des tortues tout près de la rive. Inutile de dire que nous n'avons pas mis longtemps pour nous mettre à l'eau et les rejoindre. Moment féérique de nager au milieu de tortues totalement pacifiques et peu craintives avec, parfois, une otarie qui, telle une torpille, passe à toute vitesse à quelques centimètres de nous.

Benoît et les filles ont essayé d'apprivoiser un bébé otarie. Si nous restions plus longtemps, je suis sure qu'ils y parviendraient.

Nous n'avons pas trouvé de taxi pour le retour et nous avons dû rentrer à pied.

vendredi, 6 mai 2011

Galapagos 2ème

La mamie blogueuse est de retour sur Sakatia après moultes aventures.

Je devais m'envoler de Genève le dimanche 1er mai à 21h25 pour un long périple. Yulia et Hervé m'ont accompagnée à l'aéroport où nous sommes arrivés vers 20 h. Personne à l'enregistrement des bagages et aucun avion annoncé pour Amsterdam! Imaginez notre tête....

En regardant mon billet, je me suis aperçue que mon vol décollait à.... 19 h 25. Départ vers le guichet de KLM qui fermait mais dont les employées ont accepté de s'occuper de mon cas. Après trois quart d'heure de recherches, elles ont enfin pu me refaire un billet pour le lendemain et pour une somme plus que modique.

Comme a dit Hervé: il n'y a pas mort d'homme mais juste un jour de perdu!

Le lendemain, j'étais avant 17 h à l'enregistrement!

Pas de problème pour le vol Genève-Amsterdam.

A Amsterdam, j'ai arpenté des kilomètres de couloirs et passé des contrôles avant de trouver ma porte d'embarquement. Le départ a eu lieu à 23h45 et je me suis tout de suite mise en position nuit pour dormir un peu en sautant le repas. Nous avons fait une escale à Bonaire, île des Antilles néerlandaises puis avons redécollé pour Guayaquil en Equateur. J'ai récupéré mes (lourds) bagages, ai passé un contrôle douanier où j'ai affirmé avec assurance que j'avais le droit d'importer du chocolat et du fromage aux Galapagos(!), ai payé 10$ pour pouvoir quitter Guayaquil, ai re-enregistré mes bagages, repassé tous les contrôles de sécurité, attendu quelques heures mon nouveau vol et volé encore 2 heures avant d'arriver à l'aéroport très rudimentaire, un bâtiment fait de murets surmonté d'un toit au milieu de l'île inhabitée de Baltra. Cela faisait 24h que j'avais quitté Le Mont! Après m'être acquittée de 100$ pour avoir le droit de pénétrer sur le territoire des Galapagos, j'ai retrouvé Valentine, Juliette et Benoît qui avaient fait eux-aussi un long voyage pour venir me chercher. Des retrouvailles très chaleureuses, inutile de le dire. Nous avons alors pris un bus qui nous a amenés au bord de l'eau, un bateau jusqu'à l'île de Santa Cruz, un taxi pour traverser l'île du nord au sud puis une navette rapide qui nous a amenés en 1h45 sur l'île de San Cristobal où Fred nous attendait avec l'annexe pour enfin arriver sur Sakatia après 31 heures de voyage. Les voyages forment la jeunesse, dit-on et je rajouterai: fatiguent la vieillesse!...


 

Aujourd'hui, nous sommes descendus à terre. Le village ressemble beaucoup aux villages de n'importe quel littoral à part les otaries omniprésentes et les iguanes qui se prélassent sur les pierres. Nous avons mangé pour 4$ par personne une délicieuse soupe avec viandes et légumes, du poisson, du riz, des chips de banane et un délicieux jus de fruit frais.

lundi, 2 mai 2011

Galapagos

Il ne nous aura pas fallu plus d'une semaine pour effectuer la traversée Panama – Galapagos. On la dit éprouvante, car quasiment entièrement effectuée dans la zone intertropicale de convergence. Ici les alizés cèdent leur place aux calmes plats et aux orages tropicaux. 900 Mn (~1600km) à effectuer. Le plein de diesel est fait : 350 l dans le réservoir principal, 130 l dans le réservoir d'eau noir jamais utilisé et 120 l en jerricans. Au final, Sakatia s'en sort haut la main avec seulement 30 heures de moteur et une vitesse moyenne très honorable si l'on tient compte que l'on a eu pendant un tiers du chemin un courant de 2 noeuds (5 km/h) dans le nez.

Rocher de Léon Dormido

Nous contournons l'île de San Christobal, notre destination première aux Galapagos, par le Nord-Ouest. Le jour se lève alors que nous sommes à coté du rocher « Léon Dormidas ». Éperon rocheux qui sort des profondeurs de l'océan. On passera même avec le voilier dans la faille (150m de haut, 20m de large et 40m de profond, très vite 150m, on reviendra plonger, c'est sûr!) qui le coupe en deux. Très impressionnant, mais complètement interdit, nous l'apprendrons plus tard. Heureusement, pas vu, pas pris !

Arrivé à Puerto Baquerizo Moreno, seule bourgade de l'île, nous retrouvons avec plaisir nos copains du catamaran Barbarin.

Une fois les formalités terminées, nous sommes autorisé à descendre à terre. C'est la fin d'après-midi et comme le capitaine avait promis une glace, nous allons visiter ce nouveau lieu. C'est une grande surprise. Difficile de dire à quoi nous nous attendions, mais surement pas à ça. Le front de mer est très joli : tout pavé et éclairé avec une belle promenade le long de l'océan. Les otaries d'ailleurs se la réservent un peu trop par moment. De l'autre coté de la route les petites boutiques de souvenirs, d'agences pour des sorties à la journée ou des bars et restaurants se succèdent. Tout est très propre et bien présenté, les prix sont tout à fait corrects.


Le front de mer de San Christobal

Juliette et Valentine sur la place Darwin

Jeux avec les otaries


Les iguanes marins


Qui a dit que notre nouvelle annexe n'était pas confortable ? Surement pas papa otarie !


Aucun risque de se faire braquer la nuit pendant que nous dormons. Sakatia est bien gardé, chaque nuit, par une famille d'otaries qui envahissent notre jupe. Faut dire que chez nous il y a de la place pour une famille nombreuse !!!

Il y aussi des oiseaux impressionnants en nombre et en grandeur: Des pélicans, des fous à pattes bleues (très très bleues), des frégates, hérons, mouettes géantes, albatros...et bien sûr des tortues marines et des iguanes.

L'eau est anormalement chaude 30°C, c'est dû à l'effet d'El Niño qui frappe encore une fois le pacifique cette année nous a-t-on dit'?!? (Fred: moi ça me gêne pas, El Niño il peut nous suivre partout où on va!) Le ciel est souvent couvert avec de petits grains pas très violents, mais depuis deux jours, c'est le retour au grand beau...

C'est l'heure de la sieste.

Pélicans et frégates

Qui veut jouer ?